1er Mai : défendre nos droits, refuser la banalisation du travail en ce jour
À l’approche du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs, la vigilance et la mobilisation s’imposent plus que jamais. Cette date, symbole historique des conquêtes sociales et des combats ouvriers notamment au XIXe siècle, est aujourd’hui directement visée par les orientations du gouvernement.
En effet, sous couvert de « modernisation » et de « souplesse économique », l’exécutif encourage désormais les employeurs à banaliser le travail le 1er mai, en incitant patrons et salariés à faire de cette journée un jour de travail comme les autres. C’est une remise en cause grave d’un acquis fondamental du mouvement ouvrier, arraché de haute lutte.
Le 1er mai n’est pas une variable d’ajustement. Il est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France, consacré aux travailleurs et à leurs luttes. Y toucher, c’est s’attaquer à un symbole fort, mais aussi ouvrir la voie à de nouvelles régressions sociales.
Derrière ces tentatives se profile une logique bien connue : flexibiliser toujours davantage le travail, affaiblir les droits collectifs et individualiser les rapports sociaux. Ce que certains présentent comme du « volontariat » risque, dans les faits, de devenir une pression supplémentaire sur les salariés, notamment les plus précaires.
Face à ces attaques, il est de notre responsabilité collective de réaffirmer notre attachement à cette journée de mobilisation et de solidarité. Le 1er mai ne se négocie pas, il se défend. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des travailleurs, des retraités, des jeunes et des privés d’emploi à se mobiliser massivement dans les cortèges le 1er mai pour défendre nos droits et pour la paix.
Mobilisation du SNUDI-FO 57
Le SNUDI-FO 57 sera en tête de cortège à Metz. Nous nous rassemblerons devant l’Arsenal à partir de 10h00, la manifestation débutera officiellement à 10h30. Après la manifestation, un apéritif sera proposé dans les locaux de l’Union départementale rue du Cambout à Metz.
Plus que jamais, il s’agit de faire entendre nos revendications : augmentation des salaires, défense des services publics, protection des droits sociaux, respect des conquêtes collectives, arrêt des guerres et paix dans le monde.
Refusons la banalisation. Défendons nos droits.
Le 1er mai est à nous.
Salutations syndicales