Carburant, loyers, gaz, électricité, alimentation : tout augmente, sauf les salaires et les pensions. Le pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient, dans l’industrie comme dans le commerce et les services.
Et que fait le gouvernement ? Dans son projet de budget, il gèle les prestations sociales, réduit le rôle protecteur de la Sécurité sociale, baisse les moyens des services publics et gèle une fois de plus le salaire des fonctionnaires. Ces mêmes fonctionnaires qui étaient encore en première ligne cet été face aux canicules et aux mégafeux.
Après le succès de la grève de la fonction publique du 29 septembre, la CGT, FO, la CFDT, l’UNSA et la FSU appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, les jeunes et les retraités à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre.
Les organisations syndicales soutiennent aussi la mobilisation des lycéens et des étudiants, dont les revendications pour de meilleures conditions d’études et davantage d’égalité doivent être entendues.
Ce que nous exigeons
- l’ouverture immédiate de négociations dans toutes les entreprises et toutes les branches pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
- l’augmentation des pensions, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires Agirc-Arrco ;
- l’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et la revalorisation des carrières de la fonction publique ;
- l’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA) ;
- une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner l’industrie, et des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique ;
- l’augmentation des moyens des services publics pour former les jeunes, soigner, accompagner les aînés et faire face au dérèglement climatique ;
- des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, et l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques.
« La colère est immense »
Les organisations syndicales le disent sans détour : la situation du pays est fragile, il faut répondre sans attendre aux urgences sociales. Le 5 novembre, c’est à nous de le faire entendre.
Dans le premier degré, pensez à envoyer votre déclaration d’intention de grève dans les délais. Une question ? Écrivez-nous à snudifo57@gmail.com.
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