A la Une - SNUDI FO 57

F3SCT de Moselle : « Faut-il attendre un drame ? »

Le 5 octobre, la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail de Moselle (F3SCT) s’est enfin réunie pour la première fois de l’année. Depuis la précédente, aucun problème n’a été résolu : tous se sont aggravés.

Canicule : 40 % de moins pour le fonds chaleur

L’année 2025-2026 s’est achevée sans aucune protection face aux fortes chaleurs, à part quelques ventilateurs achetés par les communes, parfois même avancés par les directeurs et directrices d’école. Le ministre, lui, a répété qu’il n’était pas propriétaire des 60 000 écoles et établissements et qu’il ne pouvait être « responsable de tout ».

La seule réponse concrète est dans le projet de budget 2027 : un « fonds vert » divisé par quatre et un « fonds chaleur » amputé de 300 millions d’euros, soit 40 % de moins. Pour FO, c’est une provocation : l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses agents. Faut-il attendre un drame pour obtenir une réponse ?

Une rentrée catastrophique

4 000 postes d’enseignants supprimés par le budget 2026, dont 2 635 dans le premier degré, au moins 700 postes non pourvus, et un nouveau projet de 1 558 suppressions. Pendant ce temps, le ministre glose sur un « salaire moyen » de 3 090 euros nets : en comptant les contractuels, le salaire médian tombe à 2 190 euros. Le point d’indice reste bloqué et les fonctionnaires ont perdu 33 % de pouvoir d’achat en 30 ans.

Inclusion systématique et forcée : la situation est intenable

Les registres santé et sécurité au travail en témoignent : à cette rentrée, le nombre de signalements a triplé. Ils concernent en grande majorité des élèves à besoins éducatifs particuliers, en école primaire, dont le comportement met en danger leur propre sécurité, celle des autres élèves et celle des personnels. Seuls dans leur classe, les collègues s’épuisent ; les appels à l’aide et les arrêts de travail se multiplient.

Des dizaines de milliers d’élèves notifiés par la MDPH ne sont pas scolarisés, ou le sont sans accompagnement réel. Un élève de maternelle est-il vraiment « accompagné » avec un AESH 20 minutes par semaine ?

FO ne se contente pas de réclamer « plus de moyens pour l’inclusion » : nous dénonçons le dogme de l’inclusion systématique et forcée, dicté par des motivations budgétaires, et le mensonge fait aux familles. Nous défendons le maintien et le renforcement de l’enseignement adapté et spécialisé. Les moyens existent : ne pas les mobiliser est un choix politique.

Dans votre école, la situation devient dangereuse ? Un seul réflexe : remplissez le registre santé et sécurité au travail et écrivez-nous à snudifo57@gmail.com.

📄 Télécharger la déclaration : déclaration de FO à la F3SCT de Moselle du 5 octobre 2026

Secret Link